Un baromètre publié par la Fédération hospitalière de France indique que 73 % des Français déclarent avoir renoncé à au moins un soin au cours des cinq dernières années. Les principaux motifs évoqués sont les délais d’attente, le coût des consultations et l’éloignement géographique des professionnels de santé. Cette mesure s’inscrit dans un contexte d’allongement des délais pour accéder à un médecin généraliste ou à certains spécialistes.
Des délais de consultation en hausse sur plusieurs années
Les données présentées font état d’un allongement des délais d’accès aux soins entre 2019 et 2024. Il faut en moyenne douze jours pour obtenir un rendez-vous chez un médecin généraliste. Les délais atteignent plusieurs mois pour certaines spécialités, notamment en dermatologie ou en psychiatrie.
Dans certains cas, les délais pour consulter un généraliste sont décrits comme trois fois plus longs qu’en 2019. Pour certaines disciplines, ils ont doublé sur la même période.
« Les formulations évoquent des délais “qui explosent”, “en forte hausse” ou “en augmentation continue” selon les descriptions des rendez-vous médicaux. »
Un renoncement aux soins lié à plusieurs facteurs
Le renoncement aux soins est associé à plusieurs éléments : les délais d’attente, les contraintes financières et la distance à parcourir pour consulter. Ces facteurs peuvent se cumuler selon les situations individuelles.
Des patients indiquent interrompre leurs démarches face à l’absence de disponibilité ou à la complexité d’obtenir un rendez-vous. « On en arrive parfois à abandonner », rapporte un patient confronté à ces difficultés.
Les données évoquent également des disparités territoriales, avec des délais variables selon les régions.
Une alerte institutionnelle sur l’évolution du système de santé
La Fédération hospitalière de France souligne une dégradation de l’accès aux soins et appelle à une prise en compte de cette évolution dans les politiques publiques. « L’accès aux soins continue de se dégrader et il est urgent d’avoir une vision à plus long terme », déclare Zaynab Riet, déléguée générale de l’organisation.
Ces éléments s’inscrivent dans un contexte où la question de l’accès aux soins est régulièrement évoquée dans les débats publics, notamment en lien avec l’organisation du système de santé et la répartition des professionnels sur le territoire.
Les chiffres présentés reposent sur un baromètre établi à partir de déclarations de patients. Ils décrivent une évolution de l’accès aux soins sur plusieurs années, sans détailler l’ensemble des situations individuelles ni les variations locales précises.
Dans ce contexte, plusieurs éléments restent à préciser, notamment l’évolution future des délais de consultation et les mesures susceptibles d’être mises en place pour y répondre.