Éric Ciotti a remporté la mairie de Nice au second tour des municipales avec 48,54 % des suffrages. Cette victoire met fin aux dix-huit années de pouvoir municipal exercé par Christian Estrosi dans la cinquième ville de France. Le nouveau maire prend la tête de la ville au terme d’un duel très observé dans les Alpes-Maritimes, marqué par une campagne de rupture et par des conséquences immédiates sur plusieurs dossiers locaux, notamment celui des Jeux olympiques d’hiver de 2030.
Une alternance municipale après dix-huit ans de pouvoir Estrosi
Le résultat acte un changement de majorité à Nice. Éric Ciotti, député et chef de file de l’UDR alliée au RN, a devancé Christian Estrosi au second tour et a été proclamé nouveau maire. Dans ses premières déclarations, il a affirmé vouloir engager une transition rapide et a appelé au rassemblement en déclarant : « Il est temps de mettre derrière nous les conflits. »
La victoire s’accompagne aussi d’un repositionnement des équilibres politiques locaux. Des élus issus du camp estrosiste ont commencé à rejoindre la majorité départementale Ciotti-Ginésy au lendemain du scrutin. Éric Ciotti a également lancé un appel aux militants LR en affirmant : « Les militants LR doivent me rejoindre. »
« Les formulations oscillent entre “alternance”, “bascule” et “fin de règne” pour désigner le même changement de majorité municipale. »
Le programme municipal et le premier choc sur le dossier des JO 2030
Durant sa campagne, Éric Ciotti a mis en avant plusieurs promesses portant sur la fiscalité locale, la sécurité, la circulation, le logement et les transports. Ses engagements ont été présentés comme un changement de cap par rapport à la gestion précédente. Au lendemain de sa victoire, il a déclaré : « Je sens les Niçois heureux », tandis que plusieurs récits ont insisté sur l’idée de changement exprimée dans son camp.
L’élection a aussi produit un effet immédiat sur le dossier des Alpes 2030. Renaud Muselier, président de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, a déclaré que cette arrivée à la mairie de Nice constituait « un réel problème » pour l’organisation des Jeux. Il a évoqué un « plan B » pour les sites niçois, alors qu’Éric Ciotti accepte le principe de Jeux organisés dans sa ville mais conteste certains aménagements prévus pour les épreuves de glace. Cette divergence porte sur un dossier institutionnel distinct de l’élection elle-même, mais directement déclenché par son résultat.
Une transition politique déjà engagée
À ce stade, le résultat électoral est acquis, la nouvelle majorité municipale se met en place et les premières conséquences institutionnelles apparaissent, en particulier autour du dossier olympique. Éric Ciotti a engagé sa prise de fonctions en affirmant une volonté d’apaisement, tandis que ses soutiens présentent cette victoire comme une alternance nette dans la gouvernance niçoise.
Comment se traduira concrètement la transition entre l’ancienne équipe municipale et la nouvelle majorité ? Et le désaccord ouvert avec Renaud Muselier sur les sites niçois des JO 2030 conduira-t-il à une modification effective du projet olympique ?