Ce montant correspond à une estimation du préjudice lié à des facturations d’actes fictifs adressées à la Caisse primaire d’assurance maladie. L’affaire porte notamment sur des centres de santé, en particulier dentaires, implantés dans plusieurs villes. Sept personnes ont été mises en examen dans ce dossier.
L’estimation a été présentée par la procureure de Paris et reprise par plusieurs médias le 26 mars. Les autorités ont identifié des actes facturés dans 18 centres de santé à travers le pays. À ce stade, plus de 300 000 euros ont aussi été saisis dans le cadre de l’enquête.
« 58 millions d’euros, c’est un montant qui place ce dossier bien au-delà d’une fraude isolée : on parle ici d’un système déployé à l’échelle de plusieurs structures. »
L’enquête judiciaire se poursuit pour préciser les responsabilités exactes et le circuit des fonds. D’autres éléments pourraient encore faire évoluer le périmètre du dossier dans les prochaines étapes de la procédure.