Guerre en Ukraine : 36 pays approuvent un tribunal spécial pour juger l’invasion russe, Kiev en deuil après 24 morts dans des frappes

Le Conseil de l’Europe a validé vendredi la création d’un tribunal spécial pour juger le crime d’agression russe en Ukraine, tandis que Kiev observait une journée de deuil après des bombardements ayant fait 24 morts, dont trois enfants.

Guerre en Ukraine : 36 pays approuvent un tribunal spécial pour juger l’invasion russe, Kiev en deuil après 24 morts dans des frappes

Image générée par Fokon

La capitale ukrainienne Kiev a décrété une journée de deuil vendredi 15 mai après des frappes russes massives dans la nuit de mercredi à jeudi, qui ont fait 24 morts, dont trois enfants. Les services de secours ukrainiens ont confirmé ce bilan, précisant que 47 personnes avaient également été blessées. Les attaques ont visé plusieurs immeubles résidentiels, dont un a été partiellement détruit dans le quartier de Darnitsa.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky s’est rendu sur les lieux des bombardements, déposant des fleurs devant les décombres. « Nous sommes pleinement fondés à répondre en visant l’industrie pétrolière russe, sa production militaire et ceux qui sont directement responsables des crimes de guerre commis contre l’Ukraine et les Ukrainiens », a-t-il déclaré sur le réseau social X. Parmi les victimes figurent deux sœurs, Lioubava et Vira, âgées de 12 et 17 ans, dont le père avait été tué au front.

La Russie a indiqué avoir abattu 355 drones ukrainiens dans la nuit de jeudi à vendredi, selon le ministère russe de la Défense. En réponse, l’Ukraine a revendiqué des frappes sur des sites pétroliers et militaires en Russie, notamment dans la région de Riazan, où au moins quatre personnes ont été tuées et douze blessées, selon les autorités locales.

Un tribunal spécial pour juger l’agression russe

Parallèlement, 36 pays et l’Union européenne ont approuvé vendredi la création d’un tribunal spécial destiné à juger le crime d’agression russe en Ukraine. Réunis à Chisinau, en Moldavie, les ministres des Affaires étrangères du Conseil de l’Europe ont validé une résolution posant les bases de ce tribunal, dont le principe avait été lancé en 2025 par Volodymyr Zelensky. Parmi les pays participants figurent 34 États membres du Conseil de l’Europe, ainsi que l’Australie et le Costa Rica.

Le secrétaire général du Conseil de l’Europe a salué cette décision, estimant que « le moment où la Russie devra rendre des comptes pour son agression approche ». La Russie a toutefois déjà annoncé qu’elle considérerait comme « nulles et non avenues » les décisions de ce tribunal. La Cour pénale internationale (CPI), que Moscou ne reconnaît pas, a émis en 2023 un mandat d’arrêt contre le président russe Vladimir Poutine pour des crimes présumés liés à la déportation d’enfants ukrainiens.

Échange de prisonniers

Vendredi, la Russie et l’Ukraine ont procédé à un échange de 205 prisonniers de guerre de chaque camp. L’armée russe a indiqué que ses soldats avaient été « rapatriés depuis les territoires contrôlés par Kiev », tandis que Volodymyr Zelensky a précisé que la plupart des prisonniers ukrainiens libérés étaient en captivité depuis 2022. Cet échange s’inscrit dans le cadre d’un accord annoncé la semaine précédente par le président américain Donald Trump, qui prévoyait une trêve de trois jours et un échange de 1 000 prisonniers de chaque camp.

« Le même bilan est présenté comme définitif par les autorités ukrainiennes et comme susceptible d’évoluer selon les sources russes. »

Les prochaines étapes du tribunal

La création du tribunal spécial marque une étape dans les efforts internationaux pour établir des responsabilités juridiques dans le conflit. Le comité de direction, dont la composition sera précisée dans les prochaines semaines, devra définir les modalités de fonctionnement de cette instance, notamment son siège et les procédures de saisine. Les pays participants devront également déterminer les mécanismes de financement et les critères de sélection des juges.

Les réactions internationales

Les alliés de Kiev ont condamné les frappes russes. Le président français Emmanuel Macron a qualifié ces attaques de preuve de la « faiblesse » de Moscou, qui « ne sait pas comment terminer sa guerre d’agression ». Plusieurs diplomates étrangers se sont rendus sur les lieux des bombardements à Kiev pour exprimer leur soutien.

Un processus judiciaire encore en construction

La mise en place du tribunal spécial pour l’Ukraine reste soumise à plusieurs incertitudes. Si sa création a été approuvée, les modalités pratiques de son fonctionnement, telles que le choix des juges, le financement et la localisation de son siège, doivent encore être définies. Par ailleurs, la capacité de ce tribunal à juger des responsables russes, notamment Vladimir Poutine, dépendra de leur présence physique devant cette instance, ce qui semble peu probable dans l’immédiat.

Les frappes sur Kiev, survenues après l’expiration d’une trêve de trois jours négociée sous l’égide des États-Unis, illustrent la reprise des hostilités à grande échelle. Les bilans humains, attribués aux autorités ukrainiennes et russes, restent provisoires et pourraient encore évoluer à mesure que les opérations de secours se poursuivent. Les prochains jours devraient également permettre de préciser les contours de la réponse ukrainienne annoncée par Volodymyr Zelensky.

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