Yaktu

Comprendre

Charte éditoriale

Les principes qui encadrent la sélection, la comparaison et la restitution des contenus Yaktu.

Restituer ce qui domine la couverture médiatique

Pour La Quotidienne, Yaktu ne choisit pas à l’avance les grands sujets qu’il souhaite mettre en avant. Leur sélection repose d’abord sur leur présence dans le corpus observé et sur l’ampleur de leur traitement par les médias.

Cette méthode vise à restituer les sujets qui ont occupé le plus de place dans la couverture médiatique du moment, sans prétendre établir une hiérarchie absolue de l’importance des événements.

À cette sélection s’ajoutent des informations moins couvertes ainsi que des brèves, afin de ne pas réduire l’actualité aux seuls sujets les plus visibles.

Rester fidèle aux sources

Les contenus Yaktu doivent respecter le sens des informations mobilisées, préserver le contexte nécessaire à leur compréhension et attribuer clairement les déclarations, chiffres ou affirmations lorsqu’ils ne constituent pas des faits établis.

Une synthèse ne doit pas transformer une possibilité en certitude, une opinion en fait, une déclaration en vérité établie ou une corrélation en causalité.

Lorsqu’une information demeure incertaine, contestée ou insuffisamment documentée, cette incertitude doit apparaître dans le texte.

Distinguer les niveaux d’information

Yaktu cherche à différencier autant que possible les faits établis, les chiffres attribués, les déclarations, les projections, les hypothèses, les analyses et les interprétations.

Ces catégories ne sont pas toujours parfaitement séparables. La prudence consiste alors à conserver les nuances présentes dans les sources plutôt qu’à produire artificiellement une conclusion plus certaine qu’elles ne le permettent.

Comparer sans effacer les différences

La médianalyse repose sur le rapprochement de traitements médiatiques différents. Cette comparaison permet de faire apparaître les informations communes, mais aussi les divergences, les choix de vocabulaire, les cadrages et les éléments davantage mis en avant ou laissés au second plan.

Une divergence pertinente ne doit pas être supprimée pour produire une synthèse artificiellement consensuelle. Elle doit être conservée et contextualisée lorsqu’elle contribue à la compréhension du sujet.

La pluralité des sources permet de multiplier les points de comparaison. Elle ne constitue ni une garantie d’impartialité, ni une preuve automatique de véracité.

Ne pas faire reposer la lecture sur l’identité d’un média

Dans ses synthèses, Yaktu privilégie le contenu de l’information plutôt que la réputation ou l’identité du média qui la rapporte. L’objectif est d’éviter qu’un élément soit accepté ou rejeté uniquement en fonction du titre de presse auquel il est associé.

Cette règle n’interdit pas l’attribution lorsqu’elle est nécessaire à la compréhension : citation, déclaration, enquête propre à un média, information exclusive, analyse particulière ou élément insuffisamment recoupé.

La liste complète des sources rattachées au dossier reste accessible en fin de page afin que chacun puisse retrouver les publications d’origine et examiner directement leurs traitements.

Écrire sans surinterpréter

Les titres, rappels des faits et développements doivent informer sans exagérer la portée des éléments disponibles.

Yaktu évite les formulations catégoriques lorsque les sources ne permettent pas de conclure, ainsi que les raccourcis susceptibles d’induire le lecteur en erreur.

Les accusations, controverses, informations sensibles et propos concernant des personnes ou des organisations doivent faire l’objet d’une attribution explicite et d’une attention particulière au contexte.

Observer aussi la fabrication de l’information

La Médianalyse du Yak s’intéresse à la manière dont un même sujet est traité par les médias : vocabulaire utilisé, angles privilégiés, informations placées au premier plan, éléments moins visibles, convergences et différences de cadrage.

Cette dimension s’inscrit dans une démarche d’éducation aux médias et à l’information. Yaktu cherche non seulement à rendre l’actualité plus lisible, mais aussi à donner au lecteur des repères pour mieux comprendre la manière dont elle est sélectionnée, hiérarchisée et racontée.

Utiliser l’intelligence artificielle avec transparence

Des outils d’intelligence artificielle interviennent dans plusieurs étapes de la chaîne de production : traitement du corpus, rapprochement des sujets, comparaison des informations, organisation des dossiers, rédaction et relecture.

Ces outils ne sont pas présentés comme une source de vérité ni comme une garantie de neutralité. Ils peuvent produire des erreurs, des rapprochements imparfaits ou reproduire certains biais présents dans les données analysées.

Leur utilisation est encadrée par une méthode, des règles éditoriales, des formats définis et des sources identifiables.

Corriger les erreurs

Une erreur factuelle identifiée doit être corrigée.

Lorsqu’une modification change sensiblement la compréhension d’un contenu, Yaktu a vocation à la rendre visible et à en préciser la raison.

Les demandes de correction ou les signalements peuvent être adressés via le formulaire de contact.

Reconnaître les limites de la médianalyse

La médianalyse dépend du corpus disponible, de ce que les médias publient et de la qualité des informations accessibles. Un événement peu couvert peut rester sous-représenté et une erreur peut être reprise par plusieurs sources.

Yaktu ne prétend donc ni supprimer tous les biais, ni produire une version définitive de l’actualité.

Sa responsabilité éditoriale consiste à rendre son processus compréhensible, ses sources accessibles, les incertitudes aussi visibles que possible et à offrir une porte d’entrée permettant au lecteur d’aller ensuite vers les médias d’origine.