L’Inspection générale de la police nationale a recensé 88 affaires de corruption en 2025, contre 66 en 2024, soit une hausse de 33 %. Le rapport annuel de l’IGPN compte aussi 1 007 enquêtes judiciaires, contre 914 l’année précédente. Le chef de la « police des polices » fait état d’une augmentation des dossiers liés à la corruption et aux atteintes à la probité.
Cette progression ne mesure pas directement le nombre réel de faits de corruption commis par des policiers. Elle porte sur les affaires prises en charge par l’IGPN et peut aussi tenir à une détection plus efficace, à l’évolution des signalements ou à un contrôle renforcé. Le rapport évoque par ailleurs la pression exercée par les narcotrafiquants pour tenter de corrompre des agents publics.
Le bilan est contrasté : les enquêtes relatives à l’usage de la force ont diminué de 40 % en cinq ans, tandis que les dossiers de probité progressent. L’IGPN veut aussi poursuivre la réforme de son contrôle déontologique. Un cadre permet désormais à l’institution d’exercer son autorité sur les cellules locales chargées de ces questions.